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Respirer et écouter pour la santé et le bonheur
à travers les textes de la tradition indienne



Pour votre formation approfondie et continue aux sources de l'ayurvéda, je suis heureuse de partager avec vous cette synthèse claire et rigoureuse et solide, comme vous le constaterez à la lecture.
L'ayurvéda n'est pas un simple régime alimentaire, il est inscrit dans un apprentissage bien plus large et bien plus riche, transmis depuis des générations et des millénaires.
Ainsi, l'ayurveda nous apprend ceci:

- en plus de la bonne nourriture, la santé va de pair avec une bonne respiration; cela est évident.
- et on se met en position assise convenable pour améliorer la respiration.
- mais cela va plus loin encore : l'art de s'asseoir et de respirer contribuent directement au bonheur au sens le plus large. Nous allons le voir ci-dessous.
- cela s'acquiert dans une formation individualisée après la consultation de base, puis le diagnostic sur les dynamiques de la personne et les besoins.
Donc, ici, nous allons explorer rapidement ces différents points et leur relation transmises depuis les civilisations antiques qui nous ont apporté ces lumières de vie.


La bonne position sûre

Commençons par un dessin antique de la tradition indienne qui s'était étendue jusqu'au Tibet et maintenant a pu diffuser sa culture dans tout le monde moderne.

Observez bien comment, dans un tel dessin, cette tradition veut nous montrer avec clarté toutes ces dimensions : équilibre et apaisement dans toutes les parties du corps, jusqu'au regard et la position des mains qui reçoivent, respiration épanouie, écoute des oreilles et ouverture à toutes les dimensions présentes de l'univers (éléments, objets, nature, personnes); tout cela est bien représenté en ces images.


Et ce qui aurait pu sembler à certains comme une immobilité incompréhensible n'est jamais fuite du monde ni des dynamiques de l'univers; au contraire, c'est une présence intensive et effective qui permet un véritable développement.


Dans la civilisation du Japon et du zen,

cela est connu également par la position de kiza ou de seiza (assis par terre sur les talons) sur un mince coussin (zabuton). Cela se pratique aussi bien dans les situations de relations humaines que pour manger, pour la cérémonie du thé (ry?rei), ou l'arrangement floral (ikebana), avant de commencer les arts martiaux ou pour réaliser la calligraphie (shodo), ou pour assister aux représentations de théâtre traditionnel (tabuki).


Ceci nous rend sensible à la permanence universelle de ces techniques de bien-être global.


Dans la civilisation juive, le psaume 91 du Roi David nous précise d'emblée le lien entre ces différents paramètres, qui assument la position corporelle jusqu'aux niveaux psychologiques, relationnels et spirituels et cette culture fait un lien entre cette position assise et "l'abri ou le refuge" :
- "Celui qui est assis (yochev) et demeure (yochev) dans le secret (sétér) du Très-Haut et habite à l'ombre (tsél) du Tout-puissant, qu'il dise à Hachém: Tu es mon refuge (ma'hsi), ma citadelle, mon Dieu en qui j'ai confiance".
- Et cela est si important dans la Bible, que le mot "assis (yochev)" y revient 271 fois et le verbe "s'asseoir" y revient 815 fois sous différents formes grammaticales avec la double signification de la "position assise" et de la situation globale et multiple de "demeurer". Après ces constats, nous allons maintenant comprendre cette importance.
- Et cette conception du potentiel immense de ce qu'il faut ainsi capter et réunir et qui est non visible (le sétér, le caché, le secret) est si grande dans la culture juive que cette conception y est présentée comme ce qui caractérise l'optimal et le divin ("Tu es Dieu-caché-secret, El mistatér" dit Isaïe 45, 15).

Dans la civilisation indienne, dont la Bhagavad Gita (chapitre 6,10-15), est l'un des fondements et rassemble en unité le yoga et l'ayurveda, il est écrit ceci qui demande une formation individuelle pour bien en capter les puissances résumées dans ces mots (et cela est très loin des cours de la simple gymnastique de relaxation comme beaucoup d'autres civilisations le voient par erreur et ignorance dans le yoga) :

- verset 6, 10 - "Celui qui pratique le yoga (le yogi) doit (1) être relié totalement (yunjita) au (2) Soi Suprême (3) constamment (tatam) et en (4) toutes les dimensions (5) de soi-même (atmanam), (6) dans un lieu solitaire (rahasi) y étant (7) situé (sthitah) et (8) seul (ekaki), (9) maîtrisant (10) tous les niveaux de (11) son être (yata-tchitta-atma), (12) décentré de tout le reste (nirashi) et (13) sans volonté de (14) possession (aparigrahah)".

- verset 6, 11 - "Dans un endroit (15) sanctifié (shycau) il (16) place un siège pas trop haut ni trop bas d'herbe recouverte d'une peau de daim et d'un tissu (husha)".

- verset 6, 12 - "Puis il se met en (17) concentration unique (eka-agram) du mental (manah), agissant (krtva) et contrôlant le mental (yata-tchitta) et les (18) sens (indriya) et (19) les actes (kriyah), en étant (20) assis (upavishya) en position sur le siège (asane). Ainsi, il parvient à accomplir (yunjiyat) ce qu'est le yoga (yogam) et son (21) être total essentiel (atma) il le (22) purifie (vishuddhaye)".

Ce texte est d'une écriture simple et limpide, mais les 22 marches que nous y avons placées montrent qu'il met en jeu progressivement ces 22 dimensions qui seront en travail progressif pour atteindre calmement le perfectionnement visé. Tout art est simple... pour le spectateur externe, simple à regarder et à écouter, mais -comme le lent développement des fleurs jusqu'à la floraison- cet art a demandé un lent et fragile et incessant travail de formation baigné dans la délicatesse personnelle d'une relation de formation.

Et cette riche introduction faite par la Bhagavad Gita se prolonge dans les versets de ce texte et il y est dit (23) qu'il "atteint (adhigatchati) ainsi (24) la paix (shanti) (25) constamment (sada) en (26) continuant de pratiquer (yundjam) grâce à un mental et corps (27) maîtrisés (niyata-manasah)". C'est la voie de la santé et du bonheur.


Ce qu'est ce lieu parfait ainsi organisé

Les deux traditions, indienne et juive, nomment cet état idéal à la fois par le terme de paix (shanti en sanskrit et chalom en hébreu) et par le terme étonnamment identique de "refuge où l'on s'abandonne".
Attention, les lignes suivantes sont à lire lentement !

- En hébreu, dans la Bible, cela se nomme "ma'hsé, refuge-abri" ou "ma'hsi, mon refuge, mon abri", et en sanskrit "sharanam" qui a le même sens.

- En hébreu, le Roi David y revient à ce niveau dans les psaumes comme une mantra :
- psaume 14,6 (vous imaginez-vous humilier le pauvre en ses projets alors que Hachem est son abri?)
- psaume 46,2 (Dieu est pour nous un refuge, une force, un appui dans les tourments, facilement accessible)
- psaume 61,4 (car Tu es pour moi un refuge, une tour fortifiée protégeant contre l'ennemi)
- psaume 62,8 et 9 (Il est mon puissant rocher, mon refuge est en Dieu... Il est un refuge pour nous)
- psaume 71,7 (Toi, Tu es mon solide abri)
- psaume 73,28 (Pour moi, la proximité de Dieu fait mon bonheur, en Lui est mon refuge)
- psaume 91,2 (Celui qui demeure sous la sauvegarde du Très-haut et s'abrite à l'ombre du Tout-Puissant, qu'il dise à Hachem: Tu es mon refuge, ma citadelle en qui je place ma confiance)
- psaume 91,9 (Car Toi Hachem Tu es mon refuge)
- psaume 94,22 (Hachem est une forteresse pour moi, et mon Dieu un rocher de refuge)
- psaume 142, 6 (J'ai crié vers Toi Hachem, et je dis: Tu es mon refuge, ma part sur la terre des vivants).

- En sanskrit, cela est décrit explicitement dans quatre passages de la Bhagavad Gita :
- 2,49 (repousse vraiment très loin toute action horrible, toi qui veut l'emporter dans le bien par l'union divine du yoga et place-toi en refuge sharanam)
- 9,18 (Je suis le but, le soutien, le divin, le témoin, la demeure, le refuge sharanam...)
- 18,62 (à Lui vraiment place-toi en refuge sharanam total et tu gagneras le lieu de la paix éternelle)
- 18,66 (toutes les pratiques religieuses abandonne et... à Moi en refuge seulement va...).

Je ne rapporte pas ici en ce sens précis toutes les citations dans l'éminent ouvrage en sanskrit Srimad Bhagavatam ou Bhagavata Purana, rédigé par Shrila Vyasadeva en 12 livres et 18000 vers et qui est considéré comme l'exposé le plus complet de l'antique et pluri-millénaire tradition orale de connaissance védique (plus de 3000 ans avant l'ère actuelle), car la liste de ces passages d'enseignement sur cette dynamique y dépasse le nombre de 70 !
Je cite simplement ces quelques exemples:
- Livre 1, chapitre 1,23: "Le Dieu suprême, gardien de la vérité et protecteur (varmani) de la véritable religion vient chez Lui (kastham) en cette période difficile où les principes sont confus (adhuna) et il sera sharanam (l'abri et le refuge)".
- Livre 8, chapitre 8,36: "ils ont cherché sharanam, l'abri aux pieds de lotus de la Personnalité Suprême de la Divinité". On peut se reporter aux autres nombreuses références qui vont exactement dans le même sens.

Donc, j'abrège puisque la formation à la compréhension traditionnelle exacte et à l'entraînement qui se développe ne peut se faire que dans la relation individuelle par l'ajustement à la personnalité de chacun avec ce qui lui est typique en nature, en capacité et forme de réception, de compréhension pour chacun en chaque stade de sa dynamique particulière et pour y évoluer suivant ses réactions ou questions personnelles. C'est alors que l'on est dans une véritable formation au yoga, au "pranayama" qui signifie "extension de la force de vie" par la respiration et tout le corps, en position assise, pour y "demeurer", dans tous les sens du terme.

Cette bonne transmission individuelle de la tradition est alors un "art" ; et sa pratique se continue en bonheur et santé, calmes et fidèles.

La référence essentielle du yoga, qu'est le "Yoga Sutra" de Patanjali résume cela en ces termes :
- (verset 2,46) : "on parvient par l'apprentissage des exercices et des postures (asana) à un état de stabilité et fermeté (sthira) et de bonheur (sukham)"...
- (verset 2,50) : et cela se caractérise par "la capacité acquise de mesurer et réguler (paridrstah) avec finesse (sukshmah) et avec précision (samkhyabhih) tout ce qui concerne la respiration : endroits (desha), mouvements (vrttih), durée (kala), inspirations (abyantara), souffle externe (bahya) et suspension (stambha)".
- (verset 2, 55) : c'est cet état de la plus haute ("parama") liberté où l'on n'est plus seulement l'esclave des sensations se nomme "pratyahara" (verset 2, 54).

Sur ce qu'a été, sur mon plan personnel, le cursus de toute cette transmission traditionnelle, voir le première page de ce site: cliquez ici
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Comment parvenir à cette santé et s'y maintenir

Voyons maintenant comment ces civilisations anciennes dont nous avons la tradition en ces domaines de vie nous éduquent concrètement pour parvenir à vivre en cette position si riche.
Toute leur pédagogie se résume en ceci: 1) se placer en ce lieu ainsi préparé, 2) puis y apprendre à écouter, et 3) écouter dans une écoute qui fait entendre.

Qu'est-ce que cet "écouter" ?
"C'est ce qui permet d'entendre ce que spontanément on n'entendrait pas et qui est présent". Dans toute relation d'affection, si cela est réussi c'est le bonheur, mais s'il y a imperfection ou échec sur cette dynamique c'est le drame, l'éloignement et la séparation ou la destruction.
Il en est ainsi dans tous les niveaux de notre être personnel individuel.
Ainsi, dans la science, les savants qui découvrent ne sont pas ceux qui connaissent les connaissances actuelles comme le sont les ordinateurs mais ceux qui sont capables de "dé-couvrir", d'oublier ce qui recouvrait. Découvrir, c'est recevoir l'essentiel qui est présent et qui n'est pas perçu s'il n'y a pas cette "écoute" réceptive qui, seule peut "entendre".


Dans la civilisation indienne

Si on a bien compris tout ce que j'ai présenté ci-dessus, et que l'on se met dans la position assise enseignée par le yoga ou dans la position optimale pour manger, quelle est l'attitude intérieure à adopter pour que l'effet de la position se réalise ?
En effet, ce n'est pas un automatisme, et ce n'est pas non plus la somme des connaissances intellectuelles qui peut produire la transformation interne. Sinon, il suffirait de s'inscrire à des cours d'université ou de lire des livres. Il y a donc une attitude intérieure qui ouvre et déploie le dynamisme positif des forces.

Explorons cela

Il est essentiel de réaliser que les textes védiques les plus anciens nomment "toute la connaissance qu'ils transmettent" par le terme de "SHRUTI" (prononcer "shrouti"). Et voici la grande révélation: ce terme est celui du verbe "shru, écouter, écoute". C'est pour nous un choc de constater ainsi immédiatement que, comme dans le judaïsme, tout y est centré sur l'écoute.
J'ajoute ceci: toute la musique indienne si particulière et qui saisit les entrailles par sa mélodie intérieure et vibratoire continue reprend ce même terme pour nommer les notes qui sont au nombre de "22 shruti" et non du nombre restreint 12 comme dans la musique occidentale. Et les études les plus développées aujourd'hui sur cette musique que permet la science actuelle montrent que cette musique a saisi à la perfection depuis les millénaires les précisions numériques les plus inimaginables de ces 22 notes. Mais elle a nommé toujours ces découvertes et ces outils musicaux du nom de "shruti, écoute". Je vous laisse méditer cela. Vous pouvez explorer cette question, si vous le souhaitez, par la conférence donnée sur ces sites et qui ne modifient rien de la culture musicale indienne ancestrale: cliquez ici & cliquez ici

Le "shruti" est le plus petit intervalle qui sépare deux notes en les distinguant du "bruit". Ils forment ainsi une gamme de 22 notes. La science actuelle, munie de ses outils, est parvenue à démontrer l'exactitude de cette théorie et le fait extraordinaire sur la qualité de cette appréciation de ces notes qui approche une précision mathématique infinie.
Ce qui nous importe donc, c'est que cela avait toujours été capté par "l'écoute" et par sa qualité ; mais aussi, cette conscience sur le pouvoir et sur la qualité prodigieuse de l'écoute et des univers musicaux qu'elle ouvre a été alors perçue comme si importante que l'on a donné ce nom à ces notes.
L'écoute apparaît alors encore plus comme cette fonction si importante par sa continuité et par les univers créatifs et transformateurs en nous qu'elle peut susciter et maintenir la santé et la joie.

Posons-nous donc la question: "qu'est ce que l'écoute, cette dynamique qu'il nous est demandée d'exercer après avoir choisi la position de calme et d'équilibre optimaux" ?
Il s'agit 1) d'un faire (prendre la position), puis 2) écouter, et 3) se produira alors que nous entendrons et vivrons le potentiel positif.

Pour cela, nous allons maintenant à l'ouvrage de base de la connaissance indienne en sanskrit qu'est à nouveau la Bhagavad Gita.

Alignons les chapitres qui en parlent:
- la fin de l'ouvrage (verset 18,71) conclut que celui qui a réalisé cela et "entend" (shrnuyât), c'est sûr (api) qu'il a atteint (prâpnuyât) et qu'il est libéré (muktah)!
- a contrario, (verset 18,58), si tu n'écoutes pas (na shrosyasi) tu seras perdu (vinanksyasi).
- vraiment (verset 18,55), on peut connaître (abhijânâti).
- il est possible (verset 11,2) que tout soit entendu (shrutau).
- c'est la seule voie (verset 13,26), et en écoutant arrivent à tout ceux qui vont dans la voie de l'écoute et qui restent constamment dans l'attitude d'être disposé à écouter (shruti-parâyanâh).
- auparavant (verset 15,19), cette écoute qui entend est décrite comme "recevant tout" (sarva-vit).
- et pour cela (verset 9,14) elle est un processus continu (nitya-yaktâh).
- en résumé, il est dit (verset 7,1) : il suffit donc et il est nécessaire d'essayer d'écouter (shrutvâ).

Avant de conclure cette étude de la tradition indienne qui a toujours la caractéristique d'être très claire dans la description intellectuelle et pédagogique à la fois, reportons-nous à nouveau à l'abondant ouvrage en chapitres riches qu'est le Srimad Bhâgavatam ou Bhâgavata Purâna.
Il y est décrit (dans le 7e livre, chapitre 5 et verset 23) la tradition transmise par Prahlâda Mahâpâga sur les 9 "angas" ou composantes dynamiques à pratiquer. Il y est dit que la première "anga" est le "shravanam, l'écoute": "Shrî-Prahrâda uvâca, shravanam (le Sage divin Prahrâda a dit: l'écoute; etc...".
Et ce Sage déclare dans le chapitre 6 de ce 7e livre que la puissance de révélation et de changement de l'écoute par l'exercice individuel va jusqu'à opérer une amélioration sociale et collective dans la société.

Tout cela étant maintenant compris par l'intellect, il reste l'essentiel: la formation à cela ne peut se faire que dans une relation individuelle de transmission et d'aide progressive.


Terminons maintenant avec cet ordre répété 14 fois dans la Bhagavad Gita à l'impératif grammatical "shrou" (écoute !) du verbe écouter, de même que cet impératif grammatical du même verbe écouter (est 72 fois dans la Bible et ce verbe aux différentes formes y est 1188 fois et à l'impératif) et les Juifs doivent se répéter la forme impérative sans cesse plusieurs fois par jour et chaque jour: "shémâ Israël, écoute Israël".
Donc, il y a une proximité merveilleuse de toutes ces civilisations antiques qui ont promu l'humanité et subsistent en la promouvant continuellement.
Donc, entendons donc cet ordre répété 14 fois dans la Bhagavad Gita à l'impératif grammatical "shrnou" (écoute !).

- le verset 2,39 dépasse le niveau des explications intellectuelles précédentes et de l'action et indique la nouvelle voie, celle qui permettra de se libérer et ouvrira vers le yoga: "écoute, shrnou !".
- le verset 7,1 ouvre le 7e chapitre qui va traiter de l'absolu yoga divin et c'est ce divin qui parle et fixe la ligne: attention vers Moi (âsakta-manâh), conscience de Moi (mat-ash rayah), totalement (samagram), sans douter (asam shayam) et alors tu peux connaître (jnâsyasi) le Tout Cela (Tat), alors fais-le par ceci : "écoute, shrnou !".
- le verset 10,1 ouvre le 10e chapitre qui franchit encore une nouvelle étape: "puisque tu M'es très cher (prîyamânâya) Je vais te révéler l'enseignement le meilleur (paramam) de Moi (Me) pour ton bien; alors et seulement : écoute, shrnou !".
- le verset 13,4 ouvre encore un nouveau dévoilement et précise que cette attitude permettra d'exprimer et de recevoir tout rapidement et succinctement (samâsena), donc : "écoute, shrnou !".
- le verset 16,6 éclaire en un autre sens: l'écoute permet de ne pas s'égarer dans le mal nuisible (âsuram), donc : "écoute, shrnou !".
- le verset 17,7 dévoile une autre puissance de l'écoute: elle permet d'être sensible aux trois différentes formes (tri-vidhah) d'organisation de nos corps, les "gunas", et aussi aux différents aliments qui y sont adaptés dans l'ayurvéda.
- le verset 18,4 révèle que l'écoute envers Moi (Me) permet de distinguer entre le vrai et le faux renoncement (tyâge); donc : "écoute, shrnou !".
- le verset 18,19 élargit la conscience et transmet que les gunas ont une influence beaucoup plus large car ils concernent tous les niveaux importants de l'humain: la connaissance (djinâm), l'action (karma), et notre lien à l'Auteur de tout (kartâ); donc : "écoute, shrnou !".
- le verset 18,29 ouvre encore une autre porte de l'écoute; elle nous permet de saisir les différents types d'intelligence (buddheh) et de concision et stabilité (dhrteh); donc : "écoute, shrnou !".
- le verset 18,36-37 explique que l'écoute permet de saisir et de distinguer les trois types (tri-vidham) de bonheur (sukham); donc : "écoute, shrnou !".
- le verset 18,64 peut alors aboutir à une forme d'écoute qui permettra d'entendre l'enseignement (vacah) suprême (paranam) et le plus confidentiel de tous (sarva-guhya-tamam) qui va être dit pour ton bien (vakshyâmi te hitam) : donc "écoute, shrnou !".
- et, finalement, le verset 18,71 conclut tout l'exposé qui a pu être entendu et réalisé grâce à l'écoute continue qui a été transmise comme outil et formation: alors, celui qui entend (shrnouyât) dans la confiance pleine (shraddhâ-van) et sans être mené par l'envie ni le désir (anasûyah), a été libéré (muktah) et il a atteint (prâpnouyât).



Mémorisation du glossaire sanskrit alphabétique


sur ce thème présent dans cet article.
(J'ai hésité à placer ici un glossaire de tous les termes en sanskrit pour aider à mémoriser ces concepts. Mais il me semble qu'il est préférable de revenir lentement et plusieurs fois sur ce texte-ci comme lorsqu'on entend une langue maternelle sans en apprendre les mots. Puis, quand cela est répété le nombre de fois qu'il faut, le glossaire ou cette langue se mettent à exister en nous et de façon vivante comme toutes les langues dites alors "maternelles", aussi sûres dans leur méthode que celle qui a réussi à construire la complexité du corps sans effort mais par la meilleure des méthodes.
Il suffit donc de se reporter à ce texte-ci, d'y revenir en détente jusqu'à la stabilité pour réviser et intégrer davantage à chaque fois nos connaissances nouvelles.


Références complètes du mot saranam (refuge, abri)
dans l'ouvrage Srimad Bhagavatam

SB 10.1.17 SB 10.2.26 SB 10.6.1 SB 10.16.32 SB 10.17.22 SB 10.25.11 SB 10.25.18 SB 10.26.25 SB 10.27.13 SB 10.36.5 SB 10.48.26 SB 10.49.12 SB 10.49.13 SB 10.60.12 SB 10.60.40 SB 10.66.6 SB 10.66.9 SB 10.66.20 SB 10.68.42-43 SB 10.68.48 SB 10.70.25 SB 10.72.31 SB 10.76.5 SB 11.5.41 SB 11.7.18 SB 11.8.39 SB 11.12.14-15 SB 11.19.9 SB 11.26.33 SB 11.29.38 SB 12.6.17 SB 12.6.19 SB 12.6.62 SB 12.10.1.

 

 
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