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Je serai volontairement brève ici, car nos lecteurs ont bien compris que ce n’est pas la pratique qui est primordiale mais la qualité de la formation, et l’adaptation complexe à la complexité de chaque être.


Avec les connaissances abordées dans les autres rubriques du site, nous pouvons maintenant comprendre les phases à franchir concrètement entre la personne qui demande sa formation et le praticien compétent en ces dimensions de la tradition.








De façon concrète, le praticien explore et écoute le style de vie, de nourriture et de difficultés de celui ou celle qui viennent chercher de l’aide.



Il découvre le système temporaire et stabilisé des doshas (déréglements ou régulations) parce qu’il y voit à l’oeuvre aussi les trois dynamiques (ou modes, ou phases ou tendances) de développement dénommées "gunas", depuis les goûts, les aliments matériels absorbés, l’hygiène de vie, le style de vie, les choix de vie, les relations affectives soit dans la pureté préservée de "sattva", soit dans la création de "rajas" en toutes les formes de naissance et de réalisation, soit dans la destruction de "tamas" qui est l’accomplissement final des tendances à la résistance et à l’inertie.




L’écoute du praticien couvre à travers cela de nombreuses dimensions de la vie du patient.





- Le dosha Vata
(signification approximative: vent) assure les énergies, les vies, les mouvements, l’air, les espaces, les lumières sur tous les plans (physiques, psychologiques, affectifs, intellectuels, spirituels, etc).
Les zones où cela se traduit spécialement dans le corps en besoin et en pathologie sont les zones digestives, la peau, l’audition, etc.

Ce dosha Vata n’est pas séparé des deux autres mais il les anime, les favorise, les perturbe: le balancement et la régulation de l’ensemble est le principal. Les différents types d’aliments favorisent ou compliquent ces rôles.


- Le dosha Pita
(signification approximative: digestion) caractérise tous les processus de croissance, de développement, en particulier la nourriture; la digestion est le véhicule de cela dans le corps. En conséquence, l’examen de la nourriture habituelle sera important. Mais le praticien ne donne pas seulement un avis unique et définitif; il lui faut à la fois découvrir la pathologie digestive et gérer les phases de retour à ce qui est optimal chez chacun.


- Le dosha Kapha
(signification approximative: cohésion) concerne toutes les zones du corps qui participent de cette fonction à la fois physique mais aussi psychologique.





Voici quelques dimensions explorées mais en sachant que chaque dosha se manifestant peut prendre l’une des 5 formes:

- dosha Vata: apana - prana - samana - udana - vyana
- dosha Pitta: alochaka - bhrajaka - pachaka -ranjaka
- dosha Kapha: avalambaka - bodhaka - kledaka - slashaka - tarpaka



L’action des doshas est localisée de façon spécifique dans telle ou telle partie du corps en manifestation ("vyakti").



Les formes pathologiques d’expression des doshas sont les suivantes:

- "bheda" ou diversification.
- "prasara ou expansion.
- "sancaya" ou accumulation.


Ces localisations au niveau du corps peuvent être:

- "antar marga": externe sur le corps
- "bahya marga": interne.
- "madhyama": dans les systèmes centraux.

Le programme de traitement de tout cela agira par les 5 "purifications" ("pancha karma" ou "shodhana") et dans une perspective de "régénérescence" ("rasayana").

 






Après le temps nécessité par l’étude du recueil des données, une nouvelle phase commence; c’est celle du "premier traitement" adapté au diagnostic.

Il peut durer une ou deux semaines et nécessiter une ou plusieurs rencontres. En effet, dans l’ayurvéda, un traitement joue d’emblée sur les équilibres et il faut évaluer dans le diagnostic et dans le traitement en fonction de ces éventuelles réactions si elles ont eu lieu, lentement ou rapidement.

Ce traitement peut utiliser des aliments, herbes et plantes et conseils alimentaires, des conseils au niveau du rythme de vie ou du type d’activité, des huiles ("snehana") et massages ("abhyangan"), les techniques de respiration, etc.





Il peut être nécessaire de procéder préalablement à un traitement de désintoxication, ce sera la phase dite de "panchakarma". Elle se déroule en trois temps:

- le début progressif ou "purvakarma".
- l’essentiel du traitement ou "pradhanakarma".
- la phase finale de la désintoxication et la post-phase ou "paschatkarma".

Les massages ("abhyangan") à l’huile ayurvédique se déroulent sur une table traditionnelle en bois spécial ("dhroni").

Cela soit à la main, soit par le flux d’huile sur le front ou sur la tête ("shirodana") ou sur différentes parties du corps. Le shirodana se déroule souvent trois jours avant la fin du traitement.



Il s’agit ici de rendre la personne capable de bien se connaître dans sa constitution, dans ses dynamiques, surtout dans ses balancements (madhyamaka) positifs ou négatifs, capable de se diagnostiquer, de se conseiller, de se diriger pour vivre sainement, de comprendre la cuisine ayurvédique. Il ne s’agit pas du tout de recevoir passivement une sorte de médicament.

Tout ce parcours se réalise dans une ambiance, un lieu, une relation qui sont eux-mêmes le champ dynamique de ces diagnostics et de ces améliorations. Tout le développement de la psychologie des relations et des cures a révélé combien le transfert des problèmes se déplace et s’insère avec richesse dans la relation d’aide ou soignante. C’est un phénomène très riche et positif: c’est déjà le champ dynamique des améliorations et déjà l’expérience effective d’un retour à la qualité de vie ou au bien-être.

Parallèlement à tout ce processus, il va de soi que la pathologie médicale du patient -qui relève du diagnostic médical seul et du traitement médical seul- se poursuit ailleurs sans aucune interruption. Ce sont deux domaines différents.

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